presse

Ville-la-courneuve.fr
OCTOBRE 2015

"Je suis un pur produit de La Courneuve" 

Vivre à treize dans un appartement de la cité des 4000 de La Courneuve, on s'en rapelle toute sa vie. De mon enfance, je garde beaucoup de souvenirs de musique. Il y en a d'ailleurs toujours eu chez moi alors que mes parents ne sont absolument pas musiciens. Mon père a voulu que chacun de ses enfants s'initie à un instrument. Pas pour devnir musicien, mais plutôt pour nous ouvrir l'esprit et nous faire découvrir une discipline. 

Qobuz
mai 2012

La révélation Daniel Gardiole

Mardi 5 juin, Daniel Gardiole est en concert au théâtre L'Européen à Paris. Un récital donné à l’occasion de la sortie de l'album L'Aube des siècles, hommage à Paul Loyonnet. Loyonnet est d’ailleurs né et a habité en face de L'Européen. Le jeune Daniel Gardiole interprètera le 5 juin, sur un piano de concert Stephen Paulello, Aube sonate d'été de Lucien Durosoir et Klavierstücke opus 118 de Johannes Brahms. Cette Aube des siècles est le premier album de Gardiole qui en a conçu le programme en hommage à Paul Loyonnet, pianiste virtuose né en 1889, en se confrontant à des œuvres dont la création lui est attribuée. Les Six vues du Fouzy Yama de Bernard van den Sigtenhorst-Meyer ont été jouées, salle Érard le 29 novembre 1923 au bénéfice des victimes du terrible tremblement de terre de la même année au Japon. Aube Sonate d’été de Lucien Durosoir, violoniste virtuose avec qui Loyonnet a tourné en duo, a été composée en miroir du poème, L’Aube de Rimbaud, et a été interprétée dans des cercles privés par Loyonnet et Jean Doyen. Enfin, Les Histoires… de Jacques Ibert ont été données en première audition le 12 octobre 1923, salle Érard, puis reprises régulièrement par Paul Loyonnet dans ses concerts.

L’éducation musicale
juin 2012

L’aube des siècles. Hommage à Paul Loyonnet.  Daniel Gardiole, piano. Corélia/L’Algarade : C874751.  TT

Un disque original fait de rencontres, en forme d’hommage au pianiste et compositeur Paul Loyonnet (1889-1988). Premier enregistrement du jeune pianiste, Daniel Gardiole, regroupant des œuvres de Lucien Durosoir (1878-1955), Jacques Ibert (1890-1962) et Bernard van den Sigtenhorst-Meyer (1888-1953) ayant pour point commun d’avoir, toutes trois, été créées par Paul Loyonnet lui-même.  Six vues sur le Fouzy-Yama jouées salle Érard le 29 novembre 1923 au bénéfice des victimes du terrible tremblement de terre survenu la même année au Japon, Aube, Sonate d’été, composée à partir du poème éponyme de Rimbaud, enfin Histoires… données en première audition le 12 octobre 1923. Toutes occasions pour Daniel Gardiole de faire montre de la sûreté de ses choix, de sa hardiesse, de sa  curiosité musicale ainsi que de ses capacités pianistiques hors du commun.  Trois climats différents mais un même talent.  Quand on connaît l’attachement de Paul Loyonnet aux différents pianos qu’il fréquenta tout au long de sa vie (Focké, Kandowski, Érard, Steinway, Blüthner, Gaveau…), il ne semble pas inutile de préciser que Daniel Gardiole joue, ici, un piano Stephen Paulello (SP287) à cordes croisées. Un disque dont on ne se lasse pas ! Pour retrouver Daniel Gardiole en concert, rendez vous à l’Européen le 5 juin à 20h30, un pur plaisir.

Libération
22 avril 2012

CD : «l’Aube des siècles», Daniel Gardiole, (L’algarade).

Daniel Gardiole, piano exhumé
On avait à peine eu le temps d’écouter les symphonies de Charles Tournemire (1870-1939), qu’il faut à présent compter Lucien Durosoir (1878-1955) et Bernard van den Sigtenhorst-Meyer (1888-1953) au panthéon des compositeurs classiques inconnus. C’est au jeune pianiste Daniel Gardiole, pour son premier enregistrement, qu’il revient d’avoir déterré ces raretés, en fréquentant la société des amis de Paul Loyonnet (1889-1988), et en lisant les souvenirs de cet instrumentiste fameux des années 20. Loyonnet décrit ainsi les Six Vues sur le Fouzy-Yama de Sigtenhorst-Meyer, qui les joua sous son nez : «La délicatesse de l’écriture, sans être vraiment debussyste, se rapprochait cependant du même impressionnisme. […]Plusieurs autres œuvres […] étaient manifestement inspirées des impressions visualisées et traduites en sons musicaux.» Gardiole les a gravées et restituées dans leur flacon Art nouveau (un peu ténébreux). Il crée également Aube, sonate d’été de Durosoir, qu’il a déchiffrée pour l’occasion, car l’œuvre de ce musicologue et violoniste (qui fit duo avec Loyonnet) est restée manuscrite. Impression de carnet d’esquisses, de mélodie française dévoyée. En dessert bien mieux connu, Histoires d’Ibert.

La1ère.fr
JUIN 2015

Le parcours atypique de Daniel Gardiole, concertiste et professeur de musique classique

Qui a dit que la banlieue ne regorgeait point de talents ? Daniel Gardiole a grandi à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) dans la fameuse Cité des 4000. De père guadeloupéen et de mère martiniquaise (cette dernière ayant également des origines espagnoles), il a été élevé avec 10 frères et sœurs. C’est sous l’influence de ces dernières qu’il commence le piano à l’âge de huit ans. Avec passion.
Formé au Conservatoire de La Courneuve, puis à ceux de Boulogne et de Paris, Daniel Gardiole prépare actuellement son diplôme d’Etat de professeur, tout en enseignant le piano et la formation musicale au conservatoire d’Eaubone, dans le Val d’Oise en région parisienne.  

Revue pianiste N°75
Juillet-Aout 2012

Jouant sur un superbe piano Stephen Paulello, Daniel Gardiole présente dans un disque intitulé « L’Aube des siècles » trois pièces de BERNARD VAN DEN SIGTENHORST MEYER, LUCIEN DUROSOIR ET JACQUES IBERT en hommage à Paul Loyonnet, pianiste et pédagogue qui connut les trois musiciens. Ceux qui aiment les répertoires rares se délecteront. Six vues sur le fouzy-Yama du Compositeur Hollandais exercent, à la manière des estampes de Kanagawa, leur attraction vers le Debussy de La Cathédrale engloutie. Daniel se lance ensuite dans la virtuose et complexe Aube Sonate d’été, sorte de correspondance française des sonates médianes de Scriabine. Enfin, Les Histoires... d’Ibert, charmantes miniatures colorées, sont jouées avec la saveur qui convient. Les timbres particulièrement riches de l’instrument accompagnent Daniel Gardiole dans ses chemins de traverse d’un charme discret.

Stéphane Friédérich

Musicologie.org
14 décembre 2012

DANIEL GARDIOLE, L'aube des siècles, hommage à Paul Loyonnet (œuvres de Lucien Durosoir, Jacques Ibert, Bernard Van den Sigtenhorst-Meyer). Corelia / L'Algarade 2011(C874751). Enregistré au studio Stephen Paulello à Villethierry.

Voici un cédé à première vue — puisque c'est d'abord un objet qu'on lit — intriguant. « Hommage à Paul Loyonnet ». Comment un jeune pianiste de 25 ans peut-il offrir un tombeau à un virtuose qu'il n'a pas connu et dont il ne peut réellement se réclamer ?
Au moins je comprends, grâce au livret soigné, qu'il a pris des cours avec Pierre Giraud, éditeur des mémoires et dernier élève de Loyonnet..
À travers les personnages peuplant les mémoires de Paul Loyonnet, Daniel Gardiole a bâti un programme rare de musique française de la première moitié du XXe siècle, pas aussi lumineuse et sautillante que cela malgré Jacque Ibert, mais pas aussi sombre que cela malgré un Durosoir — en création mondiale il me semble — assez apaisé et romantique. Autre rareté, Daniel Gardiole joue un piano Stephen Paulello (une prise de son parfois un peu saturée dans les forte aigus).
Daniel Gardiole est un excellent pianiste au jeu serein, qui ne recule pas devant les difficultés techniques.
Le tout qui fait un bon cédé.

Jean-Marc Warszawszki